La création d’entreprise représente un tournant important pour tout entrepreneur. Afin de faciliter le démarrage de l’activité, l’État français met à disposition plusieurs aides création entreprise 2025, parmi lesquelles l’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise) et l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise). Ces dispositifs sont souvent méconnus ou mal compris, alors qu’ils offrent un soutien financier précieux lors du lancement d’une activité indépendante ou d’une société.
Comprendre l’acre : réduction des cotisations sociales
Définition de l’ACRE
L’ACRE est un dispositif permettant aux nouveaux entrepreneurs de bénéficier d’une exonération partielle de charges sociales pendant leur première année d’activité. Il s’adresse aussi bien aux créations qu’aux reprises d’entreprises. L’objectif principal est de favoriser la pérennité du projet entrepreneurial en réduisant les coûts au démarrage.
Conditions d’éligibilité 2025
Pour bénéficier de l’ACRE en 2025, le créateur ou repreneur d’entreprise devra remplir l’une des conditions suivantes :
- Être demandeur d’emploi indemnisé ou indemnisable par Pôle emploi
- Être bénéficiaire du RSA, de l’ASS ou de la prime d’activité
- Créer ou reprendre une entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV)
- Être salarié repreneur de l’entreprise en redressement judiciaire
- Être jeune de 18 à 25 ans (ou jusqu’à 30 ans en situation de handicap)
Le dispositif est également ouvert aux micro-entrepreneurs, sous certaines conditions.
Avantages de l’ACRE en 2025
L’avantage principal consiste en une exonération de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d’activité, calculée sur la base d’un seuil de revenus.
- Exonération de cotisations sociales (hors CSG-CRDS et retraite complémentaire obligatoire)
- Taux d’exonération dégressif en fonction des revenus générés
- Compatible avec un cumul d’autres aides
Arce : capitaliser ses allocations chômage
Qu’est-ce que l’ARCE ?
L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) permet au demandeur d’emploi qui crée une entreprise de recevoir une partie de ses droits au chômage sous forme de capital. Cette option s’avère intéressante pour les porteurs de projet souhaitant un apport immédiat pour financer leur société.
Conditions d’obtention
Pour bénéficier de l’ARCE, il est impératif :
- D’être éligible à l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi)
- D’avoir obtenu l’ACRE au préalable
- De présenter un justificatif de création ou de reprise d’entreprise (extrait Kbis, statuts, etc.)
Pôle emploi étudie ensuite la demande et verse l’aide en deux fois (en règle générale).
Modalités de versement en 2025
En 2025, le versement de l’ARCE s’effectuera de manière suivante :
- Premier versement : 45 % du reste des droits à l’ARE à la date de début d’activité
- Deuxième versement : 45 % restants versés après 6 mois, sous réserve que l’activité soit toujours en cours
Le taux global est donc de 60 % des droits à l’ARE, contre 45 % les années précédentes, preuve d’un renforcement de cette aide création entreprise 2025.
Bien choisir entre Arce et maintien de l’ARE
Maintien des allocations versus capitalisation
Le créateur d’entreprise a deux options lorsqu’il lance son activité tout en étant inscrit à Pôle emploi :
- Conserver le versement mensuel de l’ARE, partiellement si l’activité génère du chiffre d’affaires
- Solliciter l’ARCE pour obtenir un capital immédiat
Le choix dépend des prévisions de trésorerie, du besoin de financement initial et de la stabilité du projet entrepreneurial.
Conseils juridiques utiles
Il est conseillé de :
- Faire une simulation comparative entre ARE et ARCE
- Analyser les seuils d’exonération de l’ACRE selon son régime (micro-entrepreneur, société soumise à IS…)
- Consulter un avocat ou un expert en droit social pour valider les options
Articulation entre Acre et Arce
Cumul et compatibilité des aides
Dans la majorité des cas, l’ACRE est un prérequis pour obtenir l’ARCE. Cela renforce naturellement l’intérêt à initier les deux démarches de façon coordonnée. Le cumul de ces aides permet notamment :
- De réduire les cotisations sociales (ACRE)
- De bénéficier d’un capital de démarrage rapide (ARCE)
Le créateur d’entreprise peut également cumuler l’ARCE avec d’autres dispositifs, comme les subventions régionales ou les prêts d’honneur.
Procédures administratives et délais
Dépôt de demande
Pour bénéficier de l’ACRE, il convient de déposer un formulaire spécifique dans les 45 jours suivant la déclaration de début d’activité auprès du guichet unique (ex-CFE). Une fois l’ACRE obtenue, la demande d’ARCE peut être formulée directement auprès de Pôle emploi.
Calendrier 2025
En 2025, les délais administratifs moyens sont les suivants :
- Accusé de réception de la demande ACRE : sous 15 jours
- Versement de l’ARCE : premier versement sous 30 jours, deuxième à partir du sixième mois
En résumé : les aides à ne pas négliger en 2025
Les entrepreneurs de 2025 doivent intégrer ces dispositifs dans leur stratégie de lancement. L’ACRE allège les charges sociales dès le départ. L’ARCE permet une trésorerie de démarrage précieuse. Ces aides, accessibles sous conditions, font partie intégrante de l’arsenal de soutien à la création d’activité, et sont souvent complémentaires à une planification juridique et fiscale bien menée.
Ne pas les utiliser, c’est potentiellement renoncer à une aide substantielle dans une phase cruciale du développement de votre entreprise.
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