Cloud computing

Définition des termes juridiques : EA Exprime Avocat

« Back to Glossary Index

Définition : cloud computing

Le cloud computing — ou informatique en nuage en français — désigne un mode de gestion des ressources informatiques via Internet. Il permet aux utilisateurs d’accéder à la puissance de calcul, au stockage, ou encore aux logiciels applicatifs, à la demande, sans avoir à gérer physiquement l’infrastructure sous-jacente.

Sur le fondement de cette technologie, des enjeux juridiques complexes émergent, touchant notamment la responsabilité contractuelle, la protection des données personnelles, la propriété intellectuelle et la sécurité des systèmes d’information.

Les composantes du cloud computing

Les différents modèles de service

Le cloud computing se décline en trois principaux modèles de service :

  • IaaS (Infrastructure as a Service) : mise à disposition d’infrastructure matérielle (serveurs, stockage, réseaux).
  • PaaS (Platform as a Service) : mise à disposition d’environnement de développement et de déploiement.
  • SaaS (Software as a Service) : mise à disposition de logiciels accessibles via Internet.

Les différents modèles de déploiement

Les modalités de déploiement du cloud influencent les obligations contractuelles et les exigences en matière de sécurité :

  1. Cloud public : l’infrastructure est mutualisée entre plusieurs clients au sein d’un environnement accessible par Internet.
  2. Cloud privé : dédié spécifiquement à une seule organisation, ce modèle offre un meilleur contrôle.
  3. Cloud hybride : combinaison des deux modèles précédents pour une flexibilité accrue.

Le cadre juridique applicable

Le contrat de services cloud

Un contrat de cloud computing constitue un contrat de prestation de services informatiques. Il obéit aux règles générales du droit des obligations (articles 1101 et suivants du Code civil), tout en intégrant des stipulations particulières relatives à :

  • la qualité du service rendu (SLA – Service Level Agreement),
  • la durée d’engagement,
  • la réversibilité (restitution des données et migration),
  • les obligations de sécurité et de confidentialité.

Il est impératif de prévoir une clause de responsabilité précisant les modalités de réparation en cas d’indisponibilité ou de perte de données.

La protection des données personnelles

La souscription à un service cloud implique fréquemment un traitement de données à caractère personnel. Dès lors, le Règlement général sur la protection des données (RGPD – Règlement UE 2016/679) s’applique, notamment les obligations pesant sur le responsable de traitement et le sous-traitant (article 28).

Un contrat de sous-traitance conforme au RGPD doit être signé, incluant :

  • la finalité et la durée du traitement,
  • les mesures techniques et organisationnelles de sécurité,
  • les modalités de transfert en dehors de l’UE (clauses contractuelles types, BCR, etc.).

La propriété intellectuelle

Les utilisateurs de services cloud ne se voient pas transférer les droits sur les infrastructures ou les logiciels utilisés. En vertu du droit français, ils ne bénéficient que d’un droit d’usage strictement encadré par le contrat. Par ailleurs, la question de la titularité des données traitées ou produites dans le cloud doit être clairement contractuellement déterminée, notamment dans les environnements collaboratifs.

Les risques juridiques et leurs préventions

La localisation des données

Le lieu de stockage des données est déterminant sur le plan juridique. Un hébergement hors UE peut entraîner un transfert illicite de données, sauf mécanisme de conformité validé. Il convient de privilégier des prestataires localisés dans l’Union européenne ou assurant un cadre juridique adéquat.

Le risque de dépendance technique (lock-in)

Le lock-in désigne la dépendance à un fournisseur unique, rendant difficile toute migration vers un autre prestataire. Ce risque doit être anticipé via des clauses de réversibilité détaillant les modalités de récupération des données, les formats utilisés, et les coûts associés.

La cybersécurité

Le recours au cloud entraîne une exposition à des risques accrus de cyberattaques. Ces risques doivent être maîtrisés au travers d’obligations contractuelles claires en matière de sécurité : audits, chiffrement, journaux d’accès, notification des violations dans les délais légaux prévus par le RGPD.

Conclusion

Le cloud computing constitue un levier majeur de transformation numérique, mais encadré par un corpus juridique complexe.

Toute entreprise recourant à ce type de service doit procéder à une analyse approfondie du contrat, des enjeux de conformité au RGPD et des implications en matière de sécurité des données.

Un accompagnement juridique en amont demeure la meilleure protection contre les risques associés.

Vous êtes dirigeant de TPE ou PME ? Profitez de notre abonnement juridique et bénéficiez d’un accompagnement personnalisé tout au long de l’année.

Besoin d’une consultation avec un Avocat ?
Prenez rendez-vous en ligne immédiatement !
89 euros TTC

               

Avocat droit bancaire

Défense et conseil de vos intérêts, avocat en droit du crédit, en droit des moyens de paiement ou en réglementation bancaire. 

avocat droit des sociétés

Avocat en défense et conseil sur les litiges entre associés, sur la responsabilité des dirigeants, litiges R.C.S ou la gestion juridique des sociétés

Avocat droit commercial

Défense et conseil de vos intérêts sur les fonds de commerce et sur les baux commerciaux, ainsi que sur l’ensemble des relations et contrats commerciaux

avocat recouvrement de créances

Recouvrement de créances , par l’injonction de payer, le référé ou la procédure au fond.

Découvrez nos packs recouvrement de factures impayées.

Entrer en contact

Avoir une estimation gratuite ou prendre rendez-vous

Secret professionnel

Personne ne sera informé de nos échanges et de son contenu.

Sécurité

L’ensemble des transferts de fonds sont placés sur le compte de la CARPA.

Fidélité

L’engagement de loyauté à l’égard de son client est l’un des principe essentiel de la déontologie des avocats. 

Compétence

L’avocat bénéficie d’une expertise en droit et suit une formation annuelle d’actualisation lui permettant d’assurer un service juridique d’excellence.